lundi 9 septembre 2019

"L’Artillerie des Stratagèmes" : le renouveau des Armes d’appui

L'artillerie des Stratagèmes, ouvrage du colonel Olivier Fort


Nous vous convions à (re)découvrir un ouvrage sorti en mai 2016 sous la plume du colonel (er) Olivier Fort : « L’Artillerie des stratagèmes ». Saint-cyrien, de la promotion Général Delestraint, breveté de l’école de guerre, Olivier Fort a servi dans trois régiments d’artillerie, dont le 93e Régiment d’Artillerie de Montagne (RAM) et le 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste (RAP). Il a effectué trois opérations extérieures. Accoutumé aux usages de la réflexion tactique et stratégique menée par l’armée de terre britannique, il a commandé le département études et prospectives de l’école d’artillerie de Draguignan jusqu’au terme de sa carrière. Cet ouvrage est une étude historique et tactique s’appuyant sur de nombreux cas concrets permettant au lecteur de mieux comprendre comment l’artillerie, arme de la puissance, peut être aussi celle de la ruse. Cette étude divisée en cinq chapitres (la naissance des premières ruses, l’avènement des stratagèmes, l’affrontement des volontés et de l’intelligence, les stratagèmes en combat conventionnel et la déception artillerie en contre-insurrection) consacre le renouveau des armes d’appui après l’engagement en Afghanistan. Parfaitement écrit et accessible, s’appuyant sur une riche bibliographie, sur un important recueil de témoignages et sur l’expérience personnelle de l’auteur, il constitue la référence française sur ce sujet. Le colonel (er) olivier Fort a accepté de revenir sur cette singulière réalisation. 

En partenariat avec le magazine Opérations Spéciales.

Mon colonel, quand avez-vous entrepris la rédaction de cet ouvrage et pourquoi ?


Lorsque j’étais à l’école de guerre, mon ami Pierre-Joseph Givre[1] m’a prêté un livre, War in Angola[2], sur le conflit entre l’Afrique du Sud et ce pays (1987). Il décrivait de nombreuses ruses de guerre mises en œuvre par l’artillerie sud-africaine. Pour moi, ce fut la confirmation de certaines intuitions que j’avais eues depuis mes premières années dans l’artillerie. En France, ce type de pratique n’était pas enseigné du tout. Dans l’ouvrage du général britannique Jonathan Bailey, Field Artillery and Firepower[3], je lus de nombreux exemples de l’efficacité des tactiques de déception appliquées par l’artillerie. Il me semblait que l’artillerie française gagnerait en efficacité si elle comprenait les bénéfices qu’elle pourrait en retirer. Il s’agissait d’augmenter notre compréhension de cette possibilité tactique pour l’ajouter à notre excellence technique. J’avais un effort de collecte et d’analyse de cas concrets tactiques à fournir, afin de convaincre mes frères d’armes. Cette idée était impérieuse ! Elle prit la forme d’un livre. 

Quelles furent les sources que vous avez mobilisées pour sa rédaction ?

J’ai utilisé de nombreuses études tactiques provenant de la littérature militaire étrangère et française. Il fallait également recueillir des témoignages. Les conflits récents, dont certains auxquels j’avais participé, étaient une source importante. Les cas concrets sont le matériau de base de ce livre. J’avais constaté lors d’exercices tactiques, qu’il est difficile de convaincre en se basant seulement sur de bonnes idées. Si vous montrez qu’elle a déjà été pratiquée avec succès, vous avez davantage de chance de convaincre. Si elle a été mise en œuvre avec des succès divers, cela vous permet d’établir une typologie et d’enrichir l’analyse. 

Le colonel (er) Olivier Fort


A quel moment de son histoire l’artillerie commence-t-elle à devenir l’arme des Stratagèmes ?

De tout temps, l’usage de l’artillerie a donné lieu à des stratagèmes. A l’origine, elle était précieuse et employée pour marquer l’effort, pour détruire. De faible portée et très bruyante, il était difficile de l’employer pour des ruses. Son emplacement dévoilait le rôle qu’on allait lui faire jouer. Au début du XXe siècle, avec l’apparition de l’artillerie indirecte, son potentiel se révèle. Elle est capable de tirer à de très grandes distances, hors de portée des possibilités d’observation de ses objectifs. Ses intentions ne sont pas évidentes de par son seul déploiement. Chacun cherche à interpréter l’intention de l’ennemi par la zone visée par ses tirs d’artillerie, leurs points d’impact ou leur intensité. Elle devient une arme propice à la mise en œuvre de stratagèmes. 

Pouvez-vous citer quelques exemples d’effets possibles à obtenir sur l’adversaire en utilisant des stratagèmes guidés par l’artillerie ? 

Un de mes stratagèmes préféré fut mis en œuvre par les Britanniques aux Dardanelles fin 1915. Ils prévoyaient de se retirer car ils n’étaient pas parvenus à percer les lignes turques. Une phase de rembarquement sous le feu de l’ennemi est extrêmement difficile. Les troupes sont vulnérables. Il ne fallait pas laisser le moindre indice aux Turcs afin qu’ils n’attaquent pas au plus mauvais moment. Ces derniers se doutaient de l’intention des Britanniques. Le commandement décida d’utiliser l’artillerie du réduit des Dardanelles (par opposition à celle des navires) pour tromper l’ennemi. A plusieurs reprises pendant les dernières semaines, l’artillerie britannique observa des périodes de silence total. Les Turcs pensaient alors que le moment du rembarquement était venu et lançaient des attaques. Celles-ci étaient soudainement arrêtées avec la plus grande violence par l’artillerie britannique. Le jour du rembarquement les Turcs n’attaquèrent pas, pensant qu’il s’agissait encore d’un piège du même type. 

En quoi les stratagèmes des guerres conventionnelles se distinguent-ils de ceux des conflits de contre insurrection ? 

Dans les conflits conventionnels, les bénéfices des stratagèmes peuvent être de bien plus grande ampleur. Comme en conflit de contre-insurrection, ils visent à la fois le chef et le combattant adverse. Une mauvaise interprétation de la manœuvre de l’artillerie ennemie peut avoir des effets catastrophiques. Durant la Seconde Guerre mondiale, les unités soviétiques devaient franchir de larges fleuves sous la vue directe de l’ennemi. Elles effectuaient un barrage d’artillerie dans un secteur qui n’allait pas être attaqué. En réponse, les Allemands engageaient prématurément leurs réserves au mauvais endroit. L’artillerie soviétique les prenait alors à partie et effectuait des tirs d’encagement, afin d’empêcher ces troupes de se reporter vers le secteur réellement menacé. En contre-insurrection nous sommes face à des groupes plus modestes et très discrets. Ils ne se dévoilent qu’au moment de frapper, se déplaçant souvent au sein de la population pour éviter les coups. Une partie des stratagèmes vise à localiser l’ennemi. L’artillerie peut tirer délibérément non sur l’ennemi mais dans le voisinage. En réponse, les groupes armés utilisent (souvent) le réseau de téléphone ou radio pour reprendre contact avec les éléments éparpillés. Ce faisant, ils nous permettent de les localiser. Ce stratagème fonctionne souvent car une insurrection a un point faible majeur : la difficulté à imposer une discipline opératoire. L’artillerie peut activer les ressorts psychologiques de l’ennemi (bravade, peur ou épuisement). En Angola, l’artillerie sud-africaine cherchait à frapper l’ennemi vers trois heures du matin, « l’heure du suicide » selon-elle. La chaleur épuisante pendant le jour interdisait tout repos. Frapper la nuit, même sans toujours pouvoir viser avec précision, contribuait à épuiser et démoraliser l’ennemi, incapable de tenir bien longtemps. 

En Afghanistan, l’armée française redécouvre l’importance des armes d’appui. Votre ouvrage s’inscrit-il dans ce mouvement historique ? 

L’ensemble de l’armée française a redécouvert les opérations de combat comprenant de nombreuses phases de haute intensité en Afghanistan. L’importance des appuis est vite réapparue. L’artillerie a sauvé de nombreuses vies en réagissant rapidement au profit de nos troupes, notamment lorsqu’elles étaient prises dans des embuscades. J’ai pu constater le retour de l’usage des tactiques de déception dans notre panoplie tactique. De nombreux artilleurs ont embrassé avec enthousiasme ces possibilités de combinaisons avec de nombreuses autres armes. Au contact des alliés, apprenant des ruses de l’adversaire, ou imaginant leurs propres stratagèmes, les combattants français ont utilisé l’artillerie pour tromper l’ennemi. Dans mon dernier chapitre, j’évoque souvent ce conflit. Les cas concrets sont davantage tirés des témoignages vivants, traces précieuses de l’expérience accumulée par les combattants. Les artilleurs français se sont de nouveau illustrés en Irak. J’espère pouvoir en témoigner de leurs faits d’armes dans une future édition.

Se procurer l’ouvrage :

Olivier Fort (colonel), L’Artillerie des stratagèmes, Paris, Economica, 2016, 222 p. Prix : 15 euros.




[1]. Le général Givre commande actuellement la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne (BIM).

[2]. HR Heitman, War in Angola: the final South-African phase, Ashanti, 1990, 366 p.

[3]. JBA Bailey, Field Artillery and firepower, Naval Institute Press, 2003, 584 p.

mardi 27 août 2019

A ne pas manquer ! Magazine Opérations Spéciales n°39 - septembre / octobre 2019


A ne pas manquer le numéro de septembre du magazine Opérations Spéciales. Au menu, entre autres, un reportage avec les paras du 1er RCP et la Royal Air Force en support des SAS en Grande Bretagne. Vous pourrez retrouver ma contribution avec un article sur l'artillerie durant la guerre du Golfe, qui met en lumière l'action du 11e RAMa ainsi qu'un entretien avec le colonel (er) Olivier Fort à propos de son ouvrage sur "L'artillerie des Stratagèmes", un classique paru en mai 2016. Le colonel, ancien directeur des études et de la prospective de l'école d'artillerie, revient sur la conception et la réalisation de ce projet qui démontre que la "ruse" peut être aussi du côté d'une arme d'appui considérée comme celle du choc et de la destruction.

Nous y reviendrons dans ce blog ! Le magazine Opérations Spéciales est disponible en abonnement ou dans toutes les bonnes librairies ! 

vendredi 16 août 2019

Appel à communications - colloque annuel de l'AEGES


Le colloque annuel de l’Association pour les Etudes sur la Guerre et la Stratégie (AEGES) aura lieu les 19 et 20 décembre 2019 à l’Université Paris II Panthéon-Assas.

Le thème retenu pour cette édition est « Corps et guerre ».

Pour plus d'informations (Ici) 

"Dans les derniers vers de l’Iliade, alors que les conflits sont achevés entre les Troyens et les Achéens et qu’Achille est parvenu à vaincre le héros Hector afin de venger la mort de son ami Patrocle, les Dieux supplient Achille de rendre le corps du héros aux Troyens. Face à l’entêtement d’Achille à ne pas accorder de sépulture au vaillant Hector, les Dieux interviennent et maintiennent le corps du héros intact, pendant tout le temps où il est détenu par Achille. A travers cet épisode, l’épopée homérique suggère bien le statut très spécifique du corps guerrier. Tantôt martyrisé, tantôt mythifié, glorifié, sacralisé (Benoit, Boetsch, Champeaux, Deroo, 2009) le corps du guerrier est au cœur d’une série de tensions et d'ambivalences que ce colloque se propose précisément d’arpenter à travers des études de cas originales, portant sur des contextes socioculturels, historiques, nationaux et politiques variés. Maintenir le corps d’Hector intact, c’est pour les Dieux un moyen de souligner la bravoure du héros en lui accordant une sépulture méritée, pour éviter qu’il ne disparaisse encore et en-corps.

Etudier le corps, dans sa relation avec la guerre, implique donc d’examiner le corps, y compris quand il a été mis hors-de-combat (blessé, tué, emprisonné). Les normes ici applicables (droit humanitaire) pourraient ainsi être réinterrogées à la lumière également de la conflictualité contemporaine. En effet, les tensions liées à la préservation du corps d’Hector dans l’Iliade pourraient bien ne devenir qu’une fable reléguée aux temps historiques. Avec le développement de systèmes d’armes robotisés voire autonomes qui augmente la distance entre le combattant et le combat, quelle place subsiste pour le corps du soldat ? L’opérateur de drones possède-t-il le statut de combattant, au même titre que le fantassin ? Les problématiques liées à l’évolution de l’intelligence artificielle et du soldat augmenté, capable d’améliorer ses capacités physiques, sportives, et sensorielles grâce à des prothèses et soutiens technologiques, pourraient utilement être discutées. Penser les évolutions de la guerre, en particulier dans sa dimension technologique, revient bien à interroger la place que tient le corps du combattant au sein de celle-ci. Enfin, la prise en charge du corps traumatisé pose aussi un certain nombre de questions dans sa dimension mentale et de stress post-traumatique.

Penser le corps en guerre revient in fine à penser la place accordée à la protection de l’individu – y compris non-combattant – au cours des conflits armés, et à la manière dont les Etats priorisent parfois certains corps plus que d’autres. Quelle que soit la manière dont se dessineront les évolutions technologiques de la conflictualité, penser la place du corps au sein de la guerre revient, de façon centrale, à explorer la meilleure manière de le protéger, à la fois opérationnellement, stratégiquement et juridiquement, face aux menaces que le conflit fait peser sur les corps : trafic d’êtres humains, esclavages, violences sexuelles, trafic d’organes, exploitation, déplacements contraints, disparitions forcées (le corps « dissimulé »…), etc. Le corps mort, par ailleurs, fait l’objet de flous juridiques. Par exemple, à qui incombe la charge d’inhumer le corps criminel (Kastoryano, 2015) ?

Les contributions à notre colloque annuel pourront donc s’insérer dans une ou plusieurs de ces thématiques sans pour autant s’y limiter !

Proposition indicative de panels

Le corps en armes : examen du corps-combattant :
Construction du corps combattant – formations militaires, entrainements.
Etudes du genre en guerre : virilisme, corps féminin combattant.
De la parade à l’insurrection : les tensions entre le corps érigé (vertical) et le corps caché (horizontal).
Les représentations culturelles, visuelles du corps combattant. Les perspectives non-occidentales – ou mondiales – du combattant. Le corps combattant dans la culture populaire (télévision, séries, bandes dessinées, jeux vidéo, etc.).
Une imagerie du corps en guerre.
Enfants combattants.
Le corps comme arme :
Boucliers humains, le corps face aux chars.
Usages sociaux du corps.
Le corps sacrifié : les attentats-suicides.
Le corps hors-de-combat :
Corps traumatisés : stress post-traumatiques, corps blessés, réparation du corps.
Corps morts : gestion des dépouilles, rapatriement, funérailles. Qui possède les corps ?
Le corps du prisonnier, détenu, otage. Le corps des disparus.
Esprit de corps :
Standardisation du corps militaire : tension entre l’individuel et le collectif au sein des appareils militaires. Examen des stratégies de distinction au sein des armées.
Formation de l’esprit de corps dans les groupes armés non-étatiques : entre idéologisation et innovation pour créer le groupe.
La guerre à l’ère technologique : une guerre sans corps ? :

Le soldat augmenté : sur-sollicitation technologique et transformation du corps combattant
Cyber-combattant : des soldats sans corps ? Le statut des combattants à l’ère du numérique.
L’ère des machines : drones, robots tueurs : conception du corps en guerre de l’hoplite à l’opérateur de drones.

Protection du corps :
Le statut juridique et éthique du corps combattant et du corps non-combattant : victimes ou cibles légitimes.
Le corps vendu : trafic d’êtres humains, violences sexuelles, esclavages, trafic d’organes dans les conflits armés. Economie du corps et protection juridique.
Le corps national : éliminations ciblées et citoyenneté, obligations de secourir : comparaison des obligations rattachées à la protection des citoyens, binationaux et apatrides.
Le corps négocié : pratiques diplomatiques : échanges de prisonniers, de corps.

Proposition d’ateliers
Publier dans une revue francophone : en présence de responsables éditoriaux de revues francophones des différentes disciplines formant l’AEGES, cet atelier aura vocation à expliciter les codes, modalités de soumission d’un article au sein des revues traitant de la guerre et de la stratégie (à comité de lecture ou non).

Atelier méthodologie de la recherche : mener un entretien, traiter des images et vidéos pour une analyse de contenus, accès aux sources primaires.

Atelier rencontre entre praticiens et théoriciens.

Modalités

Les propositions (communications ou panel constitué) sous forme d’un titre, d’un résumé de 350 mots maximum, et d’une courte biographie, devront parvenir au plus tard le 15 septembre 2019 à l’adresse électronique suivante : colloqueannuel2019@gmail.com

Les groupes de travail de l’Association pourront constituer des panels indépendants sur leurs thématiques de recherche.

Les meilleures communications pourront faire l’objet d’une publication.

Comité d’organisation et scientifique

Sarah Cassella, Julian Fernandez, Thomas Hippler, Jean-Vincent Holeindre, Sonia Le Gouriellec, Marie Robin, Jeanne Teboul.

Calendrier

Date limite d’envoi des propositions de communication : 15 septembre 2019
Sélection de communications retenues : 10 octobre 2019
Date limite d’envoi des communications : 30 novembre 2019
Colloque : 19-20 décembre 2019"





DELPAT: du changement au poste de référent histoire de l'armée de Terre

A l'occasion du plan annuel de mutation cet été, le lieutenant-colonel Gué succède au lieutenant-colonel Rémy porte comme référent histoire de l'armée de Terre. 

Dans la lettre d'information Estafette de Clio n°37, le général Dominique Cambournac, patron de la Délégation du Patrimoine de l'Armée de Terre (DELPAT), lui rend hommage: 

"Le CEMAT crée en 2014 au sein de la DELPAT la fonction de référent histoire de l’armée de Terre qui sera tenue pendant cinq années avec brio par le LCL Rémy Porte. Il y met tout son cœur, toute sa passion et toute son énergie. Rien n’entrave sa détermination à faire avancer la cause de l’histoire militaire tant au sein de l’institution qu’auprès du monde académique. Projets, idées, initiatives foisonnent. La DELPAT avec son noyau dur – militaires d’active et de réserve, professeur détaché et quelques stagiaires – les met en œuvre.

La remontée en puissance de l’histoire militaire dans l’armée de Terre, c’est lui. Il a mis l’histoire militaire au contact de son armée.

Aujourd’hui, l’âge de la retraite approche – la retraite, quel mot mal choisi pour un militaire ! (...) 
Rémy, merci pour ton action en première ligne. Je sais que tu ne quittes le front que pour mieux préparer d’autres actions dans la profondeur. Tu restes sur nos états d’effectif. Pour ton travail passé, présent et à venir : chapeau bas !"


Il faut aussi signaler que grâce à son action, la spécialité "Historien de l'armée de Terre" (échelon Or et argent) a été créée. Cette insigne marque une véritable reconnaissance des historiens au sein de l'institution. Il est aussi à l'origine de la revue "Soldats de France" et d'autres riches et nombreuses réalisations.


Le lieutenant-colonel Porte fut mon directeur de thèse et mon chef successivement au bureau recherche du Centre de Doctrine et d'Emploi des Forces (CDEF) et à la DELPAT où, grâce à son soutien, le programme de collecte de l'expérience combattante des XXe et XXIe siècles a pu être lancé. 


Un grand merci mon colonel !

Le lieutenant-colonel Rémy Porte




Décès du professeur André Martel (1930-2019)

Lu sur la page Facebook du Blog "Guerres et conflits" (ici)

"C'est avec une immense tristesse que nous avons appris hier le décès du professeur André Martel, le 15 août à Aix-en-Provence. La disparition de ce grand spécialiste de l'histoire militaire (mais aussi colonel de réserve de l'ABC) est une immense perte pour tous les amateurs d'histoire militaire. Nous nous associons pleinement au deuil de la famille, à laquelle nous adressons nos plus vives et sincères condoléances".

Pour votre lecture, voici l'hommage que lui rend le professeur émérite des universités Jean-Charles Jauffret (Ici)

Plus d'informations sur Persée (Ici) et sur la page de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer (Ici)

André Martel (1930-2019) - source: Babelio

"Guerres et conflits (XIXe - XXIe siècles)": un blog de référence en histoire militaire à découvrir !

Depuis plus de sept années, le blog "Guerres et conflits (XIXe-XXIe siècles)" rédigé par l'historien Rémy Porte, est le miroir de la production scientifique et littéraire en histoire militaire. Ce blog se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir et un espace de discussions. Il s'efforce de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste et d'histoire globale.

Rémy Porte est lieutenant-colonel de l'armée de Terre, docteur en histoire et habilité à diriger les recherches (HDR). Référent "histoire" à la Délégation du Patrimoine de l'Armée de terre (DELPAT).

Pour découvrir le blog et ses riches archives, c'est ici !


Il est disponible ! Hors série - Mook 1944 - La Libération. De la Normandie aux frontières du Reich

Les éditions Weyrich viennent de publier le premier hors série du Mook 1944 consacré à l'avance fulgurante des Alliés après la bataille de Normandie.

Fin août 1944, le front allemand en Normandie s’effondre. Les armées alliées, fortes d’une mobilité surclassant de loin celle de leur adversaire, se répandent en France et arrivent en Belgique en moins de trois jours d’une course poursuite haletante. Eisenhower et ses généraux ne s’attendaient pas à avoir si facile après les immenses difficultés rencontrées dans le bocage normand. Ils sont tout aussi surpris que Berlin, au point que leurs armées tombent littéralement en panne sèche à cinq cents kilomètres de leurs bases de départ.

Paris, Amiens, Reims, Anvers, Marseille, Dijon, Bruxelles, Mons, Namur, Liège et Luxembourg sont libérées à l’issue de cette cavalcade effrénée. Les Allemands ne parviennent à rétablir leur front qu’à la hauteur des frontières du Reich, sur la ligne Siegfried. Cette guerre éclair lave l’affront essuyé quatre années plus tôt de la manière la plus éclatante qui soit. 

Le Mook 1944 vous invite à revivre cette campagne militaire sans précédent.

Je signe un article sur la 2e Division Blindée (DB) et la libération de Paris, opération plus "politique" que "militaire".

Pour commander, c'est ici !